Durant sa carrière, Léon Durruau expose principalement au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts, des aquarelles et des peintures à l’huile. Dès 1921, l’artiste s’intéresse aux sports et produit quelques œuvres sur ce sujet, remarquées au Salon de la Nationale. En 1924, il présente au Salon d’Automne deux médaillons en plâtre « celui de coureurs à, pied côte à côte allant dans un style élégant, et celui d’une sportive franchissant une haie« . L’année suivante, il expose un bois sculpté, très remarqué par la critique.

Lors des Jeux de la 7ème Olympiade qui se passent à Paris en 1924, il reçoit une médaille dans la catégorie peinture. Dans les années, 1930, il est affichiste pour des grandes marques. En 1931, il s’engage comme d’autres artistes auprès de la Ligue Internationale contre l’antisémitisme.

Très actif entre les deux guerres, Léon Derruau continue la peinture, essentiellement des scènes de genre, des vues de Paris et des nus, passés de mode à l’époque moderne. Oublié de tous, il meurt en 1984 presque centenaire.

Cet artiste, qui s’essaie à tous les supports, visite durant l’été 1927 la Côte d’Opale. En août 1927, Léon Derruau passe au Portel où il croque la côte, la plage, le fort de l’Heurt, la crevasse à Ningles ainsi que les ruelles de la ville. Il réalise une centaine d’aquarelles très modernes, aux couleurs crues et acides.

La touche de l’artiste est très libre et transmet bien la vigueur des vagues qui frappent le fort de l’Heurt, dans un camaïeu de bleus, verts et violets.

Les couleurs s’illuminent pour illustrer les rues du Portel et les maisons accrochées aux falaises.

Auteur : Yann Gobert-Sergent